Aller au contenu principal
Fermer

IA, BeReal... Le spécialiste des jeux mobiles Voodoo dévoile sa stratégie pour 2026
information fournie par Boursorama avec AFP 19/02/2026 à 13:52

Le siège social de Voodoo, à Paris, le 20 janvier 2026. ( AFP / JOEL SAGET )

Le siège social de Voodoo, à Paris, le 20 janvier 2026. ( AFP / JOEL SAGET )

Intelligence artificielle générative, réseau social "sain": le patron de Voodoo souhaite encore faire grossir ce poids lourd français du jeu vidéo mobile, en créant des titres générant au moins 1 milliard de dollars par an et en relançant l'application BeReal.

"Une partie de notre stratégie 2026, c'est d'essayer de maximiser l'utilisation de l'IA partout dans la boîte", explique à l'AFP Alexandre Yazdi, co-fondateur et dirigeant de cette licorne créée en 2013 pour "aider et accélérer le travail des développeurs et des artistes".

En quelques années, l'entreprise s'est imposée sur le marché du jeu mobile (qui pèse plus de 100 milliards de dollars dans le monde en 2025, selon le cabinet Newzoo) en produisant de nombreux titres faciles à prendre en main et dont les parties n'excèdent pas quelques minutes.

Des jeux gratuits, qui génèrent de l'argent via la publicité et produits à partir de 2017 à un rythme effréné: "un jeu par développeur par semaine", se souvient le dirigeant, et dont "99,5%" finissent au rebut faute d'audience.

En moins d'un an, Voodoo tient son premier gros succès: "Paper.io", une relecture du jeu du serpent, téléchargée plus de 100 millions de fois.

Au tournant des années 2020, alors que ce marché s'effondre à cause d'un changement opéré par Apple rendant le ciblage publicitaire plus difficile, Voodoo se repositionne sur le marché des jeux dits "casual" ou grand public face aux mastodontes comme King ("Candy Crush") et Supercell ("Brawl Stars").

- 2000 prototypes par an -

Chaque année, l'éditeur teste plus de 2000 prototypes mais n'en publie qu'une poignée.

"Notre stratégie, c'est d'en lancer moins et des plus gros" car, désormais, "le +casual+ représente 80% de notre business", résume M. Yazdi en arpentant les nouveaux locaux de sa société, en plein coeur de Paris.

Ils abritent la moitié du millier d'employés que compte Voodoo dans le monde.

Avec 16% de croissance et 778 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2025, selon ses résultats publiés jeudi, le groupe ambitionne désormais de publier un titre pouvant générer annuellement "un milliard de dollars de chiffre d'affaires", explique son directeur général.

Voodoo a recruté près de 200 personnes l'an dernier, dans un secteur globalement en panne de croissance en France, et prévoit de passer son réseau de studios de 8 à 14 en 2026.

L'entreprise s'est aussi diversifiée dans les applications en créant Wizz, un réseau social pour adolescents qui compte trois millions d'utilisateurs quotidiens dans le monde, dont un tiers aux États-Unis.

Mais elle espère surtout relancer le réseau BeReal, qu'elle a racheté en 2024 pour 500 millions d'euros alors qu'il "perdait 3 millions de dollars par mois", selon M. Yazdi.

Cette application très populaire auprès de la génération Z, où les utilisateurs partagent des photos instantanées, compte 40 millions d'utilisateurs mensuels, dont plus de 8 millions au Japon (son premier marché) et 5,5 millions en France.

- "Fierté" -

Après s'être séparé d'une grosse partie de l'équipe fondatrice, Voodoo y a intégré de la publicité, collaborant avec plus d'une centaine de marques comme LVMH ou Nike.

Ces dernières semaines, elle a entamé une intense campagne marketing sur les réseaux sociaux, relayée par des influenceurs comme Lena Situations ou le streamer Anyme.

Maintenant que BeReal est quasiment à l'équilibre, son propriétaire espère le faire devenir rentable d'ici 2027.

"On est content de se dire qu'on a réussi à garder BeReal en France", se réjouit M. Yazdi, alors que le secteur est dominé par des géants américains et chinois. "C'est une fierté", ajoute-t-il, revendiquant "un réseau social sain", qui ne propose pas de défilement infini ou de mécanisme addictif.

Actuellement discutée au Parlement, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France n'inquiète pas l'homme d'affaires.

Selon lui, BeReal ne compte que "très peu d'utilisateurs en dessous de cet âge et c'est une population qui ne monétise pas énormément", donc "ça ne va pas beaucoup impacter" l'application.

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • bourse : courbes analyses technique (Crédit:  / Adobe Stock)
    information fournie par Reuters 08.10.2026 08:58 

    (Actualisé avec d'autres valeurs) * Variation des futures sur indice CAC 40 0#FCE: * Variation des futures sur indice Stoxx 600 0#FXXP: * Valeurs qui se traitent ex-dividende .EX.PA * Le point sur les marchés européens .EUFR Les valeurs à suivre jeudi à la Bourse ... Lire la suite

  • Les candidats à la primaire de la gauche, le 1er octobre 2026 lors d'un débat sur France 2/France Inter à la Maison de la radio à Paris ( AFP / JULIEN DE ROSA )
    information fournie par AFP 08.10.2026 08:52 

    Les candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate se sont régulièrement invectivés sur leurs choix passés et leur légitimité. Le parcours de chacun des cinq concurrents est jalonné de virages symptomatiques d'une famille politique qui se cherche. Raphaël ... Lire la suite

  • La bourse Euronext, située dans le quartier d'affaires de La Défense à Paris
    information fournie par Reuters 08.10.2026 08:50 

    par Claude Chendjou Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse jeudi avec la poursuite des ‌tensions sur les rendements obligataires et la hausse des cours pétroliers alors que la Banque centrale européenne (BCE) doit publier le compte rendu de ... Lire la suite

  • Dans les logements HLM le passage à l'électricité risque de peser sur les locataires ( AFP / Geoffroy Van der Hasselt )
    information fournie par AFP 08.10.2026 08:45 

    Face aux crises géopolitiques qui font flamber les prix des énergies fossiles, l'État veut s'émanciper des coûteuses importations de gaz, mais dans les logements HLM le passage à l'électricité risque de peser sur les locataires et pousse les bailleurs à préférer ... Lire la suite

Pages les plus populaires